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"La douleur est temporaire. L'abandon est éternel"

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Synchroniser ses marque-pages

Rédigé par lolo • 19 septembre 2012 • Aucun commentaire

Actuellement, j'ai un pc portable et un eeepc perso sous Linux et j'utilise un ordi sous windows au boulot (...). Comme navigateur web, j'utilise SRWare Iron, basé sur le code source libre de droits "Chromium" mais sans les problèmes de confidentialité ni de sécurité.

Jusqu'à présent, mes trois navigateurs web utilisaient la synchronisation de Google Chrome pour mettre à jour certaines données, dont mes marque-pages. Sur windows, pas de problèmes, l'ajout de favoris était bien répercutés sur mes autres machines. Par contre,  dans l'autre sens, mes modifications n'étaient pas prises en compte. J'ai même eu des problèmes de merges qui généraient des duplicatas :-(.

J'ai cherché un problème de configuration de mes navigateurs mais sans succès. Ensuite, j'ai commencé à regarder où je pouvais gérer mes favoris stockés sur mon compte Google Chrome. Et là, c'est le flou artistique. Les favoris sont stockés dans les bases de données Google (cryptées ?), mais pas moyen d'y accéder simplement pour faire des modifs. La seule option proposée depuis le dashboard : "Arrêter la synchronisation et supprimer les données de Google". C'est un peu radical car je ne souhaites pas arrêter tous les services de synchronisation, mais seulement celui de gestion des favoris.

De plus, en cherchant sur le net, il semblerait qu'il y ait de réels avec le service de synchro de favoris de Google Chrome. Bref, il était temps de trouver une autre solution fiable.

Quel outil pour gérer/synchroniser ses marques-pages ?

J'ai trouvé un outil permettant de répondre à mon besoin : Xmarks.

Pour l'utiliser, il faut créer un compte sur leur site puis installer une extension sur le navigateur web (facilement dispo pour les navigateurs les plus courant). Ensuite, il faut désactiver la synchronisation des marques-pages depuis le compte google sur toutes les machines censés utiliser Xmarks. Vous pourrez alors commencer à faire une première synchro depuis une machine.

Après 3 jours d'utilisation, je n'ai eu aucun souci d'utilisation. Que ce soit sur windows ou linux, mes modifications de marques-pages dans ma barre d'outils sont correctement répercutés sur mes autres navigateurs après une synchro. Quel bonheur !

De plus, il est possible de gérer des profils différents, par exemple un compte pour le boulot et un pour la maison, sur lesquels on souhaites ne synchroniser que certains dossiers.

Autre point positif, la possibilité d'importer les bookmarks depuis un compte delicious.

C'est pratique pour ceux qui, comme moi, ont accumulé les marque-pages sur ce service pendant plusieurs années ;-).
 

Bilan de la migration de Google Chrome vers Xmarks :

Points positifs:

  • Enfin une synchro de mes favoris entre mes différentes machines qui s'effectue sans douleurs, et ça c'est beau !
  • Une dépendance à un service Google en moins ! En plus, ce service est particulièrement opaque, on ne sait pas où sont stockés nos données et pas moyen d'agir dessus.

Points négatifs :

  • Xmarks dispose d'une interface simple avec une arborescence sous forme d'arbre pour naviguer dans ses favoris. Par contre, il manque à mon sens, de possibilité de classification à partir de tags, ce que fait très bien Delicious.
  • Le logiciel n'est plus maintenu. Mais bon, peut être qu'il va être repris par des fans lorsque le code source sera libéré ?
  • Les données sont stockées sur les serveurs de Xmarks. L'étape ultime consiste à installer Xmarks sur son propre serveur. Cela devrait faire l'objet d'un autre article d'ici peu. Pour le moment, seul le plugin Xmarks sur Firefox permet d'utiliser son propre serveur. Après plusieurs tentatives, je n'ai pas réussi à le configurer correctement. De toute façon, j'utilise Chrome donc cette solution ne m'intéresse pas trop.

Conclusion : 

Gestion des favoris : Google Chrome -> Xmarks (et 1 de + en - !)

Dégooglization, un an après

Rédigé par lolo • 01 septembre 2012 • Aucun commentaire

Et oui, quasiment une année s'est écoulée depuis mon dernier article ! Je fais un piètre blogueur, j'avoue.

Si  je n'ai pas été très prolifique côté article, je n'ai pas pour autant mis de côté ma quête vers l'indépendance vis à vis des services Google.

Pour cela, je suis grandement aidé par la suite logicielle disponible sur mon nas Synology (si on peut encore parler de nas). En une année, les petits gars de la firme taïwainaise ont vraiment bien bossé et mis au point de nombreuses améliorations sur leur système d'exploitation, intitulé DSM pour Synology DiskStation Manager.

Bien entendu, les modifications apportées suivent les tendances informatiques. Par exemple, le système se voit enrichi d'une application permettant de faire du cloud computing. L'intérêt est indiscutable, puisque grâce à cela, vous pouvez partager vos documents entre plusieurs machines tout en ayant la maîtrise quant au lieu de stockage des données (chez vous). Tout un tas d'autres améliorations ont été effectuées (refonte des interfaces, externalisation des paquets avec l'apparition d'un gestionnaire de paquets, ...). Je ne vais pas les lister toutes tant la liste est longue et cela n'est pas le but de l'article.

En tout cas, à l'heure où j'écris ces lignes, mon nas fonctionne avec la version DSM 4.1.

Voici donc l'heure d'un premier bilan des différents services web que j'utilise désormais:


  1. Moteur de recherche :  DuckDuckGo par défaut et Google quand je ne suis pas satisfait des résultats.

  2. Courrier électronique : Gmail. J'ai installé roundcube mais je ne l'utilise pas. Comme je l'avais déjà déclaré, ce service est l’un des moins évident à remplacer. En effet, j'utilise la messagerie gmail comme adresse personnelle et pro. Celle-ci contient beaucoup de données importantes que je n'ai pas envie de perdre. De plus j'ai besoin d'un service sûr et disponible 24h/24h.

  3. Partage et gestion de documents centralisés (in the cloud) : google docs (ou google drive) -> remplacé par Cloud Station et File Station (fourni par Synology)

  4. Lecteur de musique :  Audio Station (fourni par synology)

  5. Lecteur de flux rss : google reader  -> remplacé par rsslounge

  6. Album photo : picasa -> remplacé par Photo Station (fourni par synology)

  7. Moteur de blog/site : wordpress, comme vous pouvez le constater

  8. Gestionnaire d’analyse de sites web : webalyzer me suffit pour le moment

  9. Agenda : toujours google agenda. Des alternatives existent, notamment la possibilité de gérer un calendar directement sur le nas. Mais ce service va de pair avec le gestionnaire de mails et de contacts.

  10. Messagerie instantanée : google talk mais je l'utilise très peu.

  11. Gestionnaire de contacts : google contact pour les raisons évoquer plus haut.

  12. Gestionnaire de tâches : google task -> remplacé par myTinyTodo

  13. Gestionnaire de marque-pages : del.icio.us -> remplacé par semanticScuttle

Bilan :

Sur les 13 services web mentionnés ci-dessus, plus que 4 services (mails, agenda, contacts et messagerie instantanée) sont dépendants de Google !

On peut donc dire que l'opération de dégooglization est une réussite avec 9 services remplacés par des solutions libres, open-source pour la plupart et surtout sur lesquelles j'ai davantage de maîtrise (données hébergés chez moi). Cependant, ce n'est pas une réussite totale. Pour cela, il faudrait franchir un cap supplémentaire, en utilisant une messagerie personnelle. C'est la difficulté principale car les autres services sont liés au gestionnaire de mail (d'ailleurs, ces services sont localisés au même endroit sur l'interface de Google).

Je ne pense pas être actuellement prêt pour franchir ce cap et me débarrasser notamment de mon compte gmail et ceci pour plusieurs raisons :

- Mon adresse mail actuelle possède un historique de plusieurs années (argument facilement contournable puisqu'il y a toujours la possibilité d'exporter et d'importer l'ensemble des mails).

- J'ai pris de nombreuses habitudes avec ma messagerie actuelle. Par exemple, j'ai un système de classification par label qui lui sera beaucoup moins évident à récupérer que les simple mails.

- Mon adresse mail est utilisée un peu partout et le jour où je dois en changer, ça risque d'être assez pénible.

- Point majeur : j'utilise un smartphone qui tourne sur Android, le système d'exploitation de Google. Celui-ci est fortement lié à l'environnement Google et nécessite notamment une adresse mail de chez eux (on peut peut-être s'en passé mais là, ça devient vraiment vicieux, et surtout pourquoi prendre un téléphone sous Android dans ce cas ?)
 

Et après ?

Je me suis consacré pour le moment à remplacer certains services web, parmi ceux que j'utilise le plus fréquemment. Mais, il y a d'autres services proposés par Google, qui sont également très utiles et que je n'ai pas mentionné ; google maps, google earth, youtube (notamment pour le gestionnaire de vidéos perso et les abonnements à d'autres canaux), google traduction et surtout le réseau social google+ avec toutes ses dépendances vers les autres services (picasa par exemple).

Bref, la quête vers l'indépendance vis à vis des services Google est loin d'être terminée, surtout que, pour paraphraser OlivierLe Deuff, "La pieuvre Google continue d’étendre ses tentacules". Affaire à suivre, donc ;-)